Tous les courants fascistes, réactionnaires, libéraux, sociaux réformistes, communistes de margarine, trotskistes, anarchistes et d’autres parlent de votre condition de vie, mais pas de vos espérances, vos aspirations légitimes et justes à un avenir de progrès humain et de justice sociale. Ils ne disent rien ou pas grande chose sur votre condition d’esclave salarié ; c’est-à-dire libre en droit mais en fait à la merci de la classe bourgeoise possédant vos moyens d’existence.
Habitée par la rapacité et la cupidité, la bourgeoisie se débat dans le cycle « infernal » de l’épuisement de la nature et des travailleurs.
La bourgeoisie régnante vous fait croire que le capital est la source de la richesse sociale alors que c’est la partie du travail non payée de l’ouvrier (plus-value) qui en est à l’origine. Or, elle ressent instinctivement que son narratif ne tient pas la route.
D’autre part, il ne faut pas s’y méprendre ! Même si elle fait étalage de toutes sortes de « vertus privées », il n’en reste pas moins qu’elle subordonne toutes les activités humaines à la recherche du profit, pour le profit et rien que le profit.
Elle fait croire, par la voix de ses défenseurs directs et indirects (les courants que nous avons cités ci-dessus), que son mode de production capitaliste, même imparfait, reste le meilleur parmi les meilleurs. Idée qui doit être combattue avec force et vigueur du fait induit en erreur les ouvriers et travailleurs crédules.
Or, continuer à croire à cette fadaise signifie au fond accepter comme une sorte de fatalité, que la faillite de tout le monde nous guette à tout moment. Rendez-vous compte que ce mode de production capitaliste dont le but est non pas de satisfaire les besoins sociaux et culturels sans cesse croissants du peuple, mais la recherche coûte que coûte du profit même au détriment du vivant en général.
Choses connues, archi-connues et combattues depuis des lustres par nos ainés, mais qui continuent de faire du mal à la nature et aux travailleurs. Face à la faillite économique, politique et morale de la bourgeoisie qu’il n’y a plus qu’un seul recours. Tout d’abord, recours qui se trouve en vous-même comme le dit si bien la formule marxiste : que l’émancipation de la classe ouvrière sera l’œuvre d’elle-même. Ici, on parle de la classe ouvrière comme la classe sociale, contrairement à la notion plus vague de travailleur, qui n’a rien à perdre que ses chaines.
En effet, elle est la seule classe sociale de la société qui n’est pas liée d’une façon ou une autre à la notion de la propriété privée des moyens de production et d’échange. Autrement dit, toutes les idées liées à l’esprit du lucre lui sont non seulement étrangères, mais lui répugnent également du fait qu’elle trouble toute relation sociale fondée sur la bienveillance et le savoir vivre. Les héros de la bourgeoisie et les héros de la classe ouvrière ne sont pas identiques car les premiers ont agi pour renforcer, affiner, sa domination sociale sur « ses » esclaves salariés, tandis que les seconds ont agi dans l’esprit du triptyque intellectuel suivant : vérité, morale et justice.
Votre propre jugement ne peut vous amener qu’à la conclusion que la racine de tous les malheurs et souffrances que vous subissez, se trouve dans les bases mêmes de la société capitaliste, qu’il n’y a pas d’autres recours que son bouleversement et qu’une telle révolution ne peut être effectuée que vous-mêmes, les millions de prolétaires.
Révolution sociale qui exige l’existence du parti politique ouvrier, communiste opposé aux autres partis politiques, apte à préparer et entrainer les masses prolétariennes à la perspective révolutionnaire pour le socialisme et la dictature du prolétariat.
Le 2 octobre 2026.
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