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On sait que l’épisode de chaleurs et de canicules de cet été 2026 a eu des précédents, mais pas sur la durée comme celle-ci. Hausse des températures qui devraient provoquer, hélas, de nombreux décès sur le continent ouest européen.
D’autre part, nous assistons à une sorte d’anomalie : alors que la température mondiale sur la surface du globe ne cesse de croitre elle reste extrêmement froide à partir de 15 kilomètres de hauteur de l’ordre de moins 55 à moins 65 degrés sous zéro.
On remarque que le réchauffement climatique s’est accéléré depuis au moins le début de la décennie 90 du dernier siècle. Une attention un peu poussée du problème nous montre clairement une corrélation entre l’explosion du parc automobile mondial et les températures.
A cette période le monde comptait environ 400 millions de véhicules thermiques. Trente ans plus tard, le monde comptait au moins 1,4 milliards de véhicules thermiques en 2020 : voitures, camions et bus au détriment des transports collectifs des hommes et des marchandises. Ce choix de privilégier les transports à énergies fossiles (pétrole, charbon et gaz) a été le principe directeur du mode de production capitaliste. L’explosion du parc automobile mondial démontre, en dernière analyse, que la bourgeoisie subordonne toute l’activité humaine au profit immédiat. Même si celui-ci épuise la nature et les travailleurs dixit Marx. En 2025, le rejet global des émissions de CO2 dans l’atmosphère a été de 42 milliards de tonnes.
Le mode de production capitaliste ayant pour moteur le profit, toujours le profit et rien que le profit. Il ne peut en être autrement à partir du moment que l’activité essentielle du mode de production capitaliste est soumise aux effets non intentionnels des forces non contrôlées dont les résultats négatifs sont laissés, en l’état, aux générations futures.
Contrairement aux écologistes de toutes obédiences, les marxistes-léninistes relient la lutte contre les multiples et variantes atteintes à la nature, mais également contre ce qui les engendre à savoir le mode de production capitaliste. Les pays capitalistes les plus avancés ont pu dompter, jusqu’à certains points, les forces de la nature par la multiplication de la production, si bien qu’aujourd’hui, un ouvrier produit 12 plus de marchandises qu’il y a un siècle dans une journée de travaille plus courte.
Quelle en est la conséquence ? Des crises économiques périodiques se produisant tous les dix ans en moyenne, une surexploitation toujours croissante des travailleurs, une tendance toujours poussée à la guerre, aux tensions et crises politiques, à la misère de plus en plus grande des masses. Histoire qui ressemble au magicien de la légende qui a libéré des forces maléfiques qui finissent par l’écraser parce qu’il ne les maitrise plus. Toute proportion gardée c’est ce qui arrive au capitalisme décrépit et en décrépitude.
Pourtant, à l’encontre et au déni de ces maux historiques accusant le capitalisme, les idéologues et économiques ne cessent de professer comme le nec plus ultra de la civilisation la libre concurrence, la lutte entre les hommes pour l’existence à l’instar de l’état normal du règne animal à savoir, la guerre de tous contre tous.
Contre cela on se doit par une propagande juste et efficiente que le mode de production socialiste en URSS et dans les démocraties populaires a été le modèle le plus conforme à la vision juste et noble de la vie sociale. Seul le socialisme comme mode de production et de répartition révolutionnaire a pu élever les hommes à une activité libre et consciente entre eux et la nature. Une preuve supplémentaire que les hommes ne peuvent être harmonieux avec la nature tant qu’ils ne le sont pas entre eux.
La bourgeoisie comme classe régnante dans le monde se débat dans une double contradiction : d’un côté, elle reconnaît que le profit aux choses et de l’autre côté elle « s’étonne » des conséquences négatives engendrant sa course effrénée à la rentabilité immédiate. Elle subordonne toute son existence et son avenir à la quête du profit et rien d’autre de ce fait on peut dire que sa devise reste : « Après- moi le déluge ».
A l’encontre de cette conception prédatrice du monde, il nous appartient à nous, communistes, non seulement de la dénoncer sur une base juste, matérialiste, mais aussi de montrer aux masses plébéiennes que le salut se ne trouve pas dans le refuge de théories passéistes et réactionnaires mais dans le marxisme-léninisme.
La hausse actuelle de la température dans une grande partie du monde, outre son caractère immédiat, doit être l’occasion de susciter une réflexion générale sur l’origine et les causes de cette situation, les moyens de la combattre en rapport avec la perspective révolutionnaire.
Le 22 août 2026.
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