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CERCLE OUVRIER BOLCHEVIK POUR LE COMMUNISME - cercle-bolchevik@gmx.fr

LES PHILOSOPHES JUSQU'A PRESENT N'ONT FAIT QU'INTERPRETER LE MONDE, IL S'AGIT MAINTENANT DE LE TRANSFORMER

Voici la contribution d’un camarade qui espérons-le, en amèneras d’autres

Publié le 3 Mai 2026 par Salah Sakhri in PARTIS COMMUNISTES, THEORIE

 

Les défis contemporains du communisme

 

Les travailleurs et les peuples du monde entier sont pris dans une noire réaction. Sans son état-major de combat (le parti communiste national et international), le prolétariat mondial n’est plus apte, momentanément, à se lancer « à l’assaut du ciel » pour conquérir par la voie révolutionnaire, le pouvoir politique de la bourgeoisie. Indispensable conquête pour édifier le socialisme dans un ou plusieurs dans le monde. 

Avec le recul actuel du communisme, il est urgent que les communistes du monde entier s’attèlent à réfléchir et à agir rapidement pour comprendre les obstacles théoriques et politiques qui « empêchent » la reconstruction d’une nouvelle organisation internationale des travailleurs, continuatrice des trois précédentes, s’assignant pour tâche d’abattre le capitalisme à l’échelle mondiale.

En France, le recul temporaire de l’idéal communiste favorise l’hégémonie social-démocrate, nuances de droite et de gauche, sur le mouvement ouvrier et syndical.  L’hégémonie social-démocrate signifie que le but final du mouvement ouvrier (abolition du capitalisme) soit abandonné. Ainsi les ouvriers devraient lutter pour des menues revendications quotidiennes « concrètes » que de lutter pour une « chimérique » révolution sociale. Interprétation sociale-démocrate, de nature petite bourgeoise, du pivot de la vie sociale reposant sur la lutte des classes opposant le prolétariat opprimé à la bourgeoisie oppressive.

Ces idées réformistes dominantes doivent être combattues sévèrement par les communistes-révolutionnaires, par des faits et des événements historiques ; c’est-à-dire montrer que partout où le social-réformisme dirigeait la lutte révolutionnaire il a honteusement capitulé devant les forces de la réaction et de la contre-révolution bourgeoise. Des exemples précis comme en Allemagne (d’avant la guerre 39-45), en Autriche (1934), Espagne (36-39), Chili (70-73) attestent avec force et éloquence que le social-démocratisme est, au final, l’agent de la bourgeoisie au sein du mouvement ouvrier révolutionnaire.

Quand on veut transformer le monde à l’image hardie et noble du prolétariat on se doit d’agir pour une orientation et une tactique victorieuse aux différentes phases du développement social.  Les courants sociaux-réformistes sont fort dans l’interprétation de leur action sociale, mais incapables de proposer des solutions positives pour élever sa combativité au point de réaliser la tâche historique que lui a dévolu l’histoire ; à savoir remplacer le capitalisme par le socialisme.

L’autre défi qui nous interpelle porte sur notre appréciation de la guerre en générale. Nous savons que le marxisme a fait sienne la théorie de Clausewitz que « la guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens, à savoir la violence ».  Théorie qui devrait servir de référence pour expliquer les politiques antérieures des classes exploiteuses conduisant à la guerre. Ce qui veut dire que toute guerre interpelle les communistes sur les conditions qui la font naître d’une part et d’autre sa qualité. ; c’est-à-dire juste ou réactionnaire.

Ainsi, à l’inverse du pacifisme bourgeois (petit et grand), le pacifisme, le communisme se prononce et fait bien la distinction entre guerres libératrices, justes, des opprimés et guerres, oppressives, injustes, poursuivant des buts spoliateurs, usurpatrices et de rapines.

L’impérialisme est la forme suprême et ultime du développement du système capitaliste : notion que le PCRF étend à certaines pétromonarchies arabes du Golfe du fait, dit-il, qu’ils seraient « exportateurs de capitaux ». Il devrait par une analyse économique et sociale nous démontrer que son critère « exportation des capitaux » suffirait à lui seul, un parmi les 4 autres formant de la définition léniniste de l’impérialisme, à qualifier le Qatar, les Emirats Arabes Unis ou l’Arabie Saoudite d’impérialistes.

Pour être logique et cohérent avec sa position sur ces entités pétrolières et gazières, le PCRF devrait tirer la conclusion politique de son analyse économique que le mot d’ordre de révolution socialiste est à l’ordre du jour chez elles.  Le PCRF devrait convaincre l’immense majorité de la population autochtone de ces entités pétrolières et gazières ne travaillant pas (ce sont les migrants qui font marcher ces sociétés) parce que vivant de la rente énergétique qu’elle se battre pour le socialisme. Farce comique et triste que le PCRF doit assumer devant les communistes et les démocrates du monde entier.  Triste destiné d’une organisation voulant apparaître pour ce qu’elle n’est pas.  Le PCRF habiter par la phrase révolutionnaire veut attirer à lui les ouvriers, mais son attitude théorique aussi peu juste que sa pratique aussi peu juste le pousse dans le camp de l’opportunisme de gauche.

Ce que nous venons de dire sur le PCRF peut être étendu non seulement au courant trotskiste en général, mais également au PRCF et à l’URC. Pour justifier aux yeux des masses son révolutionnarisme, le communisme se doit de prouver qu’il est la théorie, le programme et la tactique du prolétariat militant.

Nous essayons tant bien que mal de convaincre les travailleurs que leurs luttes immédiates contre les empiétements du Capital et des gouvernements à sa dévotion, ne peut être le cadre borné de leur action sociale. Action sociale qui doit se mener dans la perspective d’abolir le capitalisme par la voie révolutionnaire.

Poursuivons. La force du prolétariat ne réside pas dans le fait qu’il constitue la majorité souffrante de la société, mais dans son degré de conscience révolutionnaire, son degré de combativité et d’organisation aptes à lui attirer les masses plébéiennes dans la perspective révolutionnaire.

Est-ce que le communisme continue de faire peur à la bourgeoisie ? Non. Cela parce que l’idéal communiste est en recul dans le monde. Cependant, matérialiste et dialecticien nous pensons que la marche de l’histoire marqué par des bons, des reculs et des révolutions va, malgré les apparences, dans notre sens.

 La défaite du camp socialiste n’a pas apporté au monde une ère florissante de paix et de prospérité mondiale comme nous le promettaient les idéologues bourgeois (petits et grands), mais plutôt un accroissement criant des inégalités et des injustices sociales à travers le monde nonobstant l’hystérie guerrière ensanglante les peuples depuis la première agression impérialiste de l’Irak du 17 janvier 1991.

Notre cercle dans la continuité de la défunte URCF, n’a cessé de répéter que le mouvement ouvrier révolutionnaire national et international se doit de rompre avec les conceptions révisionnistes que nous a légués le khrouchtévisme.

Dans le passé, la marche en avant du socialisme dans le monde provoquait crainte, affolement et agressivité des classes exploiteuses. Aujourd’hui, le communisme ne hante le monde. Triste constat que de voir le communisme réduit par la bourgeoisie à une inoffensive icone.

 C’est l’un des plus grands mérites du marxisme que de lui avoir fait prendre conscience, sur la base d’une analyse profonde et large de l’économie sociale, capitaliste, que l’évolution lui a confié la mission historique de rassembler les classes exploitées pour renverser le système esclavagiste du salariat. Ainsi, porteuse de cette science de la révolution qu’est le marxisme la classe ouvrière apprend « à se connaître, à prendre conscience d’elle-même », parce qu’elle comprend que « la science se substitue aux chimères ».

L’expérience socialiste (pendant 70 ans) a prouvé au monde que les hommes pouvaient prospérer intellectuellement et socialement sans entrer, fatalement, en concurrence les uns envers les autres parce que la collectivisation des moyens de production et le travail étaient la règle de la vie sociale, socialiste.  La bourgeoisie débite mille et un argumentaire, aussi fallacieux les uns que les autres, pour faire « accepter » aux masses populaires son régime social, barbare et inhumain. 

L’empêtrement du capitalisme dans la crise générale périodique (économique et politique) aggrave la concurrence, la rivalité, entre puissances capitalistes pour se repartager le monde au prorata de leur poids économique respectif. Cycle de guerre, de chômage, de misère et de sauvagerie qui disparaitra qu’avec le renversement du capitalisme et l’avènement du socialisme dans un ou plusieurs pays du fait de la loi du développement économique et politique inégal entre pays capitalistes.

D’autre part, la doctrine communiste juge avec raison que le travail non payé à la classe ouvrière (plus-value) est la source de la richesse capitaliste.   Interprétants faussement cette vérité économique, les socialistes et communistes-révisionnistes en viennent à prôner le mot d’ordre « partage des richesses ». Mot d’ordre réformiste que mêmes les courants fascistes et réactionnaires et réformistes partagent. Hélas, on se doit de déplorer que ce mot d’ordre réactionnaire soit porté dans la CGT y compris chez les partisans du syndicalisme de lutte de classe.

En guise de conclusion.

La compréhension et l’explication matérialiste des phénomènes sociaux, des événements politiques nationaux et mondiaux, aide, les masses laborieuses à traire le « bon grain » révolutionnaire de « l’ivraie » réformiste. La lutte pour le socialisme signifie s’élever au-dessus du courant liquidateur actuel. Ce qui demande que l’on s’élève au rang de l’avant-garde apte à diriger, à organiser et à mobiliser non seulement la classe ouvrière contre les manifestations sociales, politiques et internationales du capitalisme décrépit et en décrépitude.

Il faut convaincre les masses de s’opposer fermement et résolument à l’offensive du gouvernement dévolu au capital contre les droits des travailleurs ; défendre les libertés démocratiques violées et attaquées par les forces bourgeoises réactionnaires, libérales et social démocrates, défendre la paix et lutter contre le militarisme de la vie sociale et la guerre de son propre impérialisme, fauteur de guerre.  

Ces défis non exhaustifs sont les éléments qui participent à la fermentation révolutionnaire des masses. C’est en s’emparant d’eux que nous validerons les vraies paroles de la lutte pour renverser le capitalisme décrépit et en décrépitude.  Tâche vivante et féconde que nous assigne la marche de l’histoire.

Salah Sakhri.

Le 3 mai 2026.

 

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